| Les Caractères
Chinois |
Les caractère chinois sont les signes graphiques de
la langue des Han.
Dans la Chine antique, un savant, lorsque l’empereur lui demanda combien
de caractères il connaissait, répondit que les caractères chinois
étaient aussi nombreux que les poils d’un bœuf et qu’il n’en connaissait
qu’une partie limitée. Nul n’a jamais pu, de l’Antiquité à nos jours,
connaître tous les caractères chinois. |
Il est néanmoins possible de donner
une idée du nombre de caractères chinois.
Le Shuo Wen Ji Zhi (Dictionnaire des caractères), qui date
de l’an 100 après J.C. et est donc de la dynastie des Han de
l’Est, traite de façon systématique l’étymologie et la forme
de 9353 caractères chinois. Le Grand Dictionnaire Kangxi,
publié en 1716 sous la dynastie des Qing, rassemble 47305
caractères chinois. Le Grand Dictionnaire de Chine, paru
en 1915, en recense 48000. Le Dictionnaire chinois dont le
premier volume est sorti en 1986 et le huitième et dernier volume
en 1989 a 56000 caractères pour entrées. 400 spécialistes ont travaillé
dessus.
Les caractères chinois sont donc très nombreux, mais les caractères
usuels ne le sont pas.
Des statistiques montrent que connaître environ 3000 caractères
suffit pour reconnaître 99% des caractères utilisés dans les livres
et les journaux modernes. Par exemple, le roman de Lao She
« Le Tireur de pousse » n’en contient que 2413. |
| Les caractères chinois ont une longue histoire. Avec
les hiéroglyphes de l’Egypte ancienne et l’écriture cunéiforme de
l’Asie occidentale, ils sont la plus ancienne écriture du monde. L’apparition
des hiéroglyphes remonte à 4100 ans, celle de l’écriture cunéiforme
à 5000 ans et celle des caractères chinois à 6000 ans. Auparavant
on estimait que les Jia Gu Wen, inscriptions sur os d’animaux
ou écailles de tortue, étaient les plus anciens caractères chinois.
Mais une série d’études faites par des spécialistes, a montré que
les Jia Gu Wen, déjà assez parfaits et systématiques, ne sont
pas les plus anciens caractères. Après 1949, on a exhumé à Lingyanghe,
dans le district de Juxian, province du Shandong, des
cérames gravés de signes graphiques appartenant à l’époque postérieure
de la culture de Dawenkou, datant de 4500 ans. En outre, on
a trouvé également des signes graphiques sur les cérames polychromes
découverts à Banpo, près de Xian. La datation au carbone
14 entreprise par l’Institut d’Archéologie de l’Académie des Sciences
de Chine montre que ces cérames sont des fragments de la culture Yangshao
qui remonte à plus de 6000 ans. Les signes gravés sur ces antiquités
sont probablement une forme primitive des caractères chinois. Depuis
leur apparition jusqu’à présent, les caractères chinois n’ont jamais
cessé d’être utilisés, mais les autres caractères antiques ne sont
plus utilisés depuis longtemps. |
En plus de leur longue histoire, les caractères chinois
sont remarquables parce qu’ils sont utilisés par le plus grand nombre
de personnes. Ces caractères sont utilisés dans d’autres pays d’Asie
que la Chine. Le Japon, par exemple, se sert de danas. Selon certains
linguistes, les hiraganas sont des caractères chinois en écriture
cursive et les katakanan sont pour moitié des caractères en écriture
normale. Dans certains pays comme le Japon, la Corée, le Vietnam etc,
on peut trouver beaucoup de livres classiques en caractères chinois.
On trouve encore de nos jours des caractères chinois introduits dans
l’écriture japonaise et utilisés en Malaisie ou à Singapour.
Le chinois est l’une des six langues de travail de l’O.N.U. C’est
la langue la plus parlée au monde. |
| Les caractères chinois ont joué un rôle dans l’unification
de la Chine antique. A l’époque des Printemps et Automnes et à l’époque
des Royaumes combattants (770 à 221 avant J.C.), chaque royaume avait
ses propres caractères. Après avoir vaincu les six autres royaumes
et fondé un Etat uni, Shihuangdi, premier empereur des Qin,
ordonna d’unifier la langue écrite. L’unification des caractères,
réalisée par des moyens administratifs, contribua à consolider le
pouvoir centralisé. Aujourd’hui, les caractères de la nationalité
han sont utilisés par les 56 nationalités chinoises dans leurs échanges
quotidiens. Mais il existe encore de nos jours de grandes différences
régionales dans les langues parlées, ce qui rend impossible d’obtenir
du jour au lendemain la vulgarisation du mandarin. Kenneth Katzner
écrit dans « The Languages of the world » que bien que les
caractères chinois soient particulièrement compliqués, ils peuvent
être lus par les gens qui parlent leur propre langue régionale et
présentent par là, une caractéristique vraiment particulière. |
Les caractère chinois peuvent être
une forme d’art : la calligraphie. Cette propriété ne se retrouve
que dans un petit nombre d’autres langues écrites. Les œuvres des
calligraphes célèbres de la Chine antique, comme celles de Wang
Xizhi de la dynastie des Qin, de Yan Zhenqing,
de Liu Gongquen, de Ouyang Xun et de Zhao Mengzhao,
font partie du précieux patrimoine artistique de la chine. La calligraphie
et la peinture chinoises, considérées comme jumelles artistiques,
sont souvent le sujet d’expositions, en Chine comme à l’étranger. |
| La formation des caractères chinois |
| Diverses légendes chinoises racontent l’invention des
caractères. Selon l’une d’elles, un sage à quatre yeux nommé Cang
Jie, historiographe de l’empereur Huangdi, aurait inventé
les caractères chinois en observant les traces laissées par les oiseaux
et d’autres animaux. Selon une autre légende, les caractères chinois
auraient été inventés par Confucius, et comme celui-ci était
considéré comme un saint, les caractères sont devenus sacrés. Cette
légende explique le culte de l’écriture sur papier. |
| En réalité, les caractères chinois furent graduellement
créés sur la base d’une longue accumulation d’expérience acquise par
les ancêtres des Chinois dans leur production et leur vie quotidienne.
Dans certains livres classiques, on dit que les ancêtres des Chinois
inscrivaient les évènements en formant des nœuds avec de la ficelle.
La grandeur de ces nœuds variait en fonction de l’importance des évènements.
Mais cette méthode présentait des inconvénients : à la longue,
on ne savait plus ce que représentait tel ou tel nœud. Même la personne
qui avait formé un nœud pouvait oublier ce qu’il signifiait !
En outre, ce système rendait très difficile l’enregistrement d’évènements
complexes. C’est pourquoi les Anciens utilisèrent des dessins pour
noter les évènements. |
| Mais écrire à l’aide de dessins présente l’inconvénient
de demander beaucoup de temps. C’est pourquoi on a simplifié les dessins,
soit en dessinant simplement la silhouette, soit en dessinant uniquement
une particularité. Par exemple, pour le bœuf et le mouton, on dessinait
seulement la tête en exagérant la forme des cornes ; tous deux
étant représentés par les cornes, alors que les cornes du bœuf pointaient
vers le haut, celles du mouton pointaient vers le bas. Cette méthode
permettait de voir facilement si un dessin représentait un bœuf ou
un mouton… Puis, avec le temps, on a simplifié davantage ces dessins
et on a fini par les remplacer par des signes déterminés. C’est l’histoire
de la formation des pictogrammes. |
| Après une longue évolution, les caractères primitifs
se sont transformés en Jia Gu Wen, inscriptions sur os d’animaux
ou écailles de tortues. Le Jia Gu Wen était l’écriture usuelle
de la fin de la dynastie des Shang (1300 à 1100 avant J.C.).
La découverte du Jia Gu Wen est une histoire intéressante :
la médecine traditionnelle chinoise utilise un ingrédient appelé Longgu
qui signifie os de dragon. Le Longgu est en fait un fossile
de mammifère, rhinocéros, cerf, chameau, ou antilope. Le Longgu
est utilisé dans la médecine traditionnelle chinoise pour traiter
les palpitations, l’épilepsie, les pertes séminales ou la diarrhée
chronique. Sous le règne de Guangxu, en 1899, un fonctionnaire
nommé Wang Yiyong fit acheter du Longgu pour se soigner
et constata par hasard que ces Longgu portaient des caractères
différents de ceux qu’on utilisait alors. Croyant qu’ils seraient
utiles pour étudier l’écriture classique, il envoya acheter dans toutes
les pharmacies les stocks de Longgu. Puis, il invita des linguistes
classiques à les examiner. On a vite découvert que ces Longgu
provenaient de la province du Henan. Des paysans les avaient
découverts en travaillant aux champs, puis vendus à des pharmaciens.
Des examens ont montré que ces Longgu qui appartiennent au
patrimoine de la culture chinoise datent de plus de 3000 ans. Le papier
et le pinceau étaient inconnus à cette époque et on conservait des
traces des évènements importants en utilisant des instruments simples
pour graver sur des écailles de tortues ou des os d’animaux, d’où
le nom de Jia Gu Wen. Parmi les Jia Gu Wen qui
datent de plus de 4000 ans, 1700 ont été déchiffrés. La technique
de gravure utilisée donne des caractères raides aux angles. Par exemple,
le caractère soleil qui devrait avoir une forme ronde, à cause de
la difficulté de gravure , a une forme carrée ou une forme hexagonale. |
| Sous la dynastie des Shang, alors que l’on savait
déjà graver des inscriptions sur des écailles de tortues ou des os
d’animaux, on découvrit, il y a plus de 3000 ans, comment fabriquer
des objets simples en bronze. La plupart des bronzes découverts à
nos jours datent de la dynastie des Zhou (1066-221 avant J.C.).
En plus des motifs purement décoratifs, ces bronzes portent des caractères
qui auparavant appelés inscriptions sur cloches ou trépieds, sont
désormais appelés Jin Wen. Les caractères Jin Wen étaient
utilisés principalement sous la dynastie des Zhou. On en connaît
plus de 3000 dont 2000 environ sont déjà déchiffrés. Du point de vue
de la structure, il n’y a pas de grandes différences entre le Jia
Gu Wen et le Jin Wen. Les traits sont un peu plus gros
et les angles sont plus arrondis. Cela est dû au fait que les caractères
du Jin Wen étaient moulés sur bronze. |
| Le Zhuan Shu est l’écriture usuelle des périodes
des Printemps et Automnes (770 à 476 avant J.C.) et des Royaumes Combattants
(475 à 221 avant J.C.). Cette écriture est subdivisée en Da Zhuan
et Xiao Zhuan. L’inscription gravée sur le tambour de pierre
qui, exhumé sous la dynastie des Tang (618-907) dans le district
Fengxiang (province du Shaanxi), et conservée aujourd’hui
au Musée du Palais Impérial, est reconnue comme la seule pièce authentique
du Da Zhuan. Après avoir unifié la Chine antique en 221 avant
J.C., le premier empereur, Shihuangdi des Qin entreprit
de vulgariser, à l’échelle nationale, comme écriture unique le Xiao
Zhuan, caractères usuels du royaume des Qin. Les caractères
tracés en Xiao Zhuan ne sont déjà plus vraiment des
pictogrammes et sont assez stylisés. |
L’écriture officielle de la dynastie
des Han (206 à 220), le Li Shu, est une transition
des caractères primitifs aux caractères modernes.
Appelé également Zhen Shu ou Zheng Shu, le Kai
Shu est utilisé depuis les dynasties des Wei et des Jin
(220-420). Le Kai Shu, dont le nom signifie écriture
normale, est une écriture carrée composée uniquement de traits.
Les caractères tracés dans ce style ne ressemblent pas à des pictogrammes
et sont la forme définitive des caractères chinois.
De façon générale, le Zhen Shu, le Cao Shu, le Li
Shu et le Zhuan Shu, les quatre principaux styles d’écriture
des caractères chinois, sont les principales étapes de l’évolution
de l’écriture chinoise depuis l’apparition du Jia Gu Wen.
Le Cao Shu est une écriture difficilement lisible qui permet
d’écrire facilement et rapidement. En plus de ces quatre écritures,
il y a le Xing Shu qui est un compromis entre la complexité
du Kai Shu et la difficulté de lecture du Cao Shu.
C’est pourquoi on le considère comme une écriture intermédiaire
entre le Kai Shu et le Cao Shu.
L’évolution des caractères chinois peut être décrite ainsi :
du dessin au symbole en passant par le pictogramme, c’est à dire
du complexe au simple. |
| Le sens des caractères chinois |
Certains caractères chinois simples
sont des pictogrammes.
Certains caractères sont des symboles.
Certains caractères sont composés de pictogrammes et de symboles.
Ces trois types de caractères indiquent la signification des caractères
par leur seule forme mais pas par leur prononciation. Ils n’ont
pas d’élément phonétique.
80 à 90% des caractères chinois sont composés de deux parties, idéographique
et phonétique. Dans un caractère composé, la partie de gauche donne
en général le sens, la partie de droite, la prononciation. Bien
que les caractères idéographiques phonétiques aient un élément qui
indique la prononciation, ils ont une différence de nature avec
l’alphabétisme. En effet, ces caractères insistent sur l’élément
idéographique pour préciser le sens. L’élément phonétique indique
lui aussi un certain sens. |
| L’écriture des caractères chinois |
| Tout caractère chinois est ou un caractère simple ou
un caractère composé. Dans le premier cas, ce caractère simple forme
un tout. Dans le deuxième, il est formé de plusieurs caractères simples
comme le mot clair qui est formé du soleil à gauche et de la lune
à droite. La structure des caractères composés revêt trois types :
supérieur et inférieur, gauche et droite, intérieur et extérieur.
Beaucoup de caractères chinois sont composés de deux ou trois parties.
Tout caractère chinois s’écrit en combinant 11 traits fondamentaux : |
| |
le point,
le trait horizontal,
le trait vertical,
le trait vertical descendant vers la gauche,
le trait vertical descendant vers la droite,
le trait transversal,
le crochet d’un trait horizontal,
le crochet d’un trait vertical,
le crochet d’un trait vertical descendant vers la droite,
l’angle d’un trait vertical,
l’angle d’un trait horizontal. |
| Pour écrire correctement les caractères chinois, il
faut strictement respecter les règles pour tracer les traits et il
faut garder une structure serrée et bien équilibrée. Les règles de
l’ordre des traits sont : |
|
|
Horizontalement d’abord,
Verticalement ensuite,
Trait descendant vers la gauche avant celui de droite,
De haut en bas,
De gauche à droite,
De l’extérieur à l’intérieur,
L’intérieur d’abord puis fermer le cadre,
Le milieu avant les deux côtés. |
| La phonétique des caractères chinois |
Une seule syllabe correspond à
un caractère chinois. La prononciation est celle de Beijing car
sur 70% du territoire chinois on utilise le parler du nord et celui
de Beijing en est le plus représentatif. Pour standardiser la prononciation
des caractères chinois, il faut établir un système de signes phonétiques.
La Chine utilisait dans la passé le fanqie, en indiquant
la prononciation du caractère au moyen de deux autres, l’un donnant
l’initiale, l’autre la finale, et une écriture phonétique.
Les dictionnaires anciens utilisaient le fanqie comme méthode
phonétique. Mais, pour utiliser cette méthode, il fallait connaître
plus de 1000 caractères et rejeter les éléments phonétiques inutiles
pour pouvoir prononcer ces caractères.
La méthode de l’écriture phonétique utilise des traits simples et
est entrée en application en 1918. Cette méthode est beaucoup plus
simple que le fanqie mais reste imprécise et ne facilite
ni l’écriture ni la communication internationale.
Après la fondation de la République Populaire de Chine en 1949,
des linguistes chinois ont fait le bilan de la pratique de l’écriture
phonétique et de l’expérience du peuple. Et en se référant à l’alphabet
d’autres pays, ils ont élaboré le pinyin ou alphabet phonétique
chinois que le gouvernement a mis en application en 1958. |
En général, les différentes langues
sont constituées de voyelles et de consonnes. Cette méthode de division
en voyelles et consonnes est aussi utilisée pour la langue chinoise.
Cependant, le pinyin a adopté la phonologie traditionnelle chinoise.
Celle-ci, qui date de 1400 ans a été créée sous les dynasties du
Sud et du Nord (420 à 589). Elle a divisé les syllabes en initiales
et en finales. L’initiale est la première lettre d’une syllabe comme
le fanqie. La finale est le reste de la syllabe. Celle-ci
peut être soit une seule voyelle, soit une voyelle composée ou une
voyelle avec une terminaison nasale, comme la finale dans le fanqie.
Chaque caractère ayant un ton, le pinyin représente les tons par
des signes :
|
| |
Premier ton, ton égal, plutôt haut,
Deuxième ton, ton montant,
Troisième ton, ton descendant puis montant,
Quatrième ton, ton descendant.
Il y a également un cinquième ton, ton neutre. |
Le pinyin est donc composé de trois éléments que sont
l’initiale, la finale et le ton. Le pinyin utilise 26 lettres latines,
auxquelles ont été ajoutés quelques signes comme ü. Il comprend
21 initiales et 39 finales.
Pour les tons, il est très important de bien les distinguer. Ainsi
mai (troisième ton) signifie acheter tandis que mai (quatrième ton)
signifie vendre. Ces deux mots au sens différent ont la même initiale
et la même finale. C’est le ton qui leur donne un sens différent.
Pour l’écriture en pinyin, le signe du ton doit être placé sur la
voyelle (voyelle tonique s’il s’agit d’une voyelle composée). Quand
le signe du ton est placé sur le i, le point disparaît.
Dans le pinyin, en plus des tableaux des initiales, des finales et
des tons, on a fixé les règles de combinaison des initiales et des
finales, ainsi que celles de l’emploi de l’apostrophe. |
| La fonction fondamentale du pinyin est de transcrire
phonétiquement les caractères chinois. Il peut servir aussi de base
à la création d’une écriture des langues des minorités nationales
et à leur réforme. Il permet de transcrire les noms de personnes et
de lieux chinois ou étrangers ainsi que certains termes techniques.
Il est utilisé aussi dans les télégrammes, le langage des drapeaux,
le numérotage des produits industriels ainsi que dans la table des
caractères chinois classés par ordre alphabétique. Le pinyin ne doit
pas remplacer les caractères chinois mais doit constituer une base
pour la transcription alphabétique de ces caractères. |
| La réforme des caractères chinois |
Un caractère chinois est beaucoup
plus difficile à écrire, à reconnaître et à mémoriser qu’un mot
écrit dans un alphabet.
Sa forme est complexe : la plupart des caractères comprennent
un grand nombre de traits. Il est rare qu’un caractère soit composé
de moins de 5 traits. La moyenne de traits par caractère est de
11 ou 12. Les caractères les plus complexes peuvent avoir 30 traits.
|
Les caractères n’indiquent pas la prononciation :
la partie phonétique d’un grand nombre de caractères représente seulement
un son semblable. Mais cette règle n’est pas sans exceptions et certains
caractères ayant la même partie phonétique ont une prononciation différente.
Pour d’autres caractères encore, la partie phonétique n’indique pas
la prononciation actuelle.
Souvent, un caractère n’est pas un mot mais représente une seule syllabe
et n’a en lui-même aucun sens. Dans la langue contemporaine, beaucoup
de mots sont composés de plusieurs caractères et l’absence d’espace
entre les mots et les signes de ponctuation rend la compréhension
difficile.
Il existe un grand nombre d’homonymes. Le Ci Hai, grand dictionnaire
encyclopédique réédité en 1979, a recueilli plus de 15000 caractères
qui correspondent à seulement 1350 écritures phonétiques. Par exemple,
le Ci Hai donne 85 caractères différents qui se prononcent
li et 140 qui se prononcent yi. |
| Enfin, les caractères chinois rendent difficiles la
dactylographie, l’impression et l’informatisation. D’où cette démarche
de simplification des caractères. |
Evelyne DEUNF |
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